Présentation du  « Musée Virtuel » Saint-Simon 

Faisant suite aux festivités du Tricentenaire de la naissance de Saint-Simon, en 1975, qui avaient été grandioses avec plus de 15 000 personnes en ce qui fut sa résidence fertoise, les Célébrations Nationales ayant eu un budget et un retentissement à la mesure de l’importance de l’écrivain, Paris, la Bibliothèque Nationale, Versailles, et d’évidence La Ferté-Vidame, étaient parties prenantes pour célébrer celui qui apparaissait comme le plus important chroniqueur de Louis XIV et de son siècle.
Ce fut l’occasion de la création d’un Prix Saint-Simon, sur une idée de Jean Laugier et sous les auspices académiques, qui, s’il ne devait initialement exister qu’une année, se trouvera pérennisé et reste d’actualité, en dépit d’une certaine altération de l’esprit et de la lettre qui avait présidé à sa fondation.
Depuis, la Société des Amis de la Ferté obtint du Conseil Général, actuel propriétaire du domaine, représenté par Jacques Dussutour, avec tant d’efficience, la jouissance du Pavillon à l’entrée du Parc, afin d’y accueillir une exposition permanente, en forme de « Musée », à même de constituer une rétrospective documentaire relative au duc, à sa vie et à l’ensemble de son Œuvre.

Les temps changeants, les mentalités aussi, dans un souci d’ouverture, un nouveau projet fut conçu pour remplacer cette exposition, régulièrement augmentée, mais qui devenait à l’évidence trop à l’étroit dans les 3 pièces de ce petit pavillon.
Elle fut remplacée, au sous-sol, par un diaporama très réussi, retraçant la vie du duc, alors qu’au rez-de-chaussée, deux salles ne conservaient qu’une présentation de photos de qualité, la première pièce servant d’accueil, et correspondant au syndicat d’initiative ; les salles du premier étage ont été affectées à des expositions temporaires, cette nouvelle disposition permettant un accueil plus facile pour des groupes de visiteurs et le renouvellement de l’intérêt porté à ce lieu de mémoire, supposé correspondre aux mille ans d’histoire de La Ferté-Vidame.
Avant les travaux de réaménagement de ce nouvel « Espace Saint-Simon », plus de 300 documents, collectés pour la plupart par M. Formel, pendant 16 ans, furent rangés dans des caisses, après leur digitalisation, suite à l’excellente initiative de M. Jean-Pierre Jallot, actuel Maire et vice-président du Conseil Général. C’est le résultat de ce travail, remis en forme et largement amélioré techniquement pour pouvoir disposer agréablement de ces archives en ligne, que l’on découvre ici. Les « originaux », ainsi que la bibliothèque renfermant les éditions et les ouvrages concernant Saint-Simon, se trouvent maintenant regroupés dans une salle du premier étage, fermée à clefs, cet ensemble pouvant être consulté sur place, à leur demande, par les visiteurs et les chercheurs, souhaitant enrichir leurs connaissances sur la vie et l’œuvre du duc de Saint-Simon.
C’est ce qui constituait donc le « Musée », enrichi de nouvelles glanes de 1986 à 2002, qu’il a été possible de présenter en projection lors de la journée de mai 2005, organisée à l’occasion de la Célébration du 250ème anniversaire de la mort du duc de Saint-Simon ; il est possible de retrouver en ligne cette présentation, sous la rubrique « Musée Virtuel- visite » du site www.saint-simon-la-ferte-vidame.fr, actuellement en cours de réalisation, après multiples corrections et adjonctions iconographiques et bibliographiques, en raison de l’actualisation nécessaire et progressive, que rend possible ce mode de consultation.
On trouve, de plus, le texte prononcé par M. Formel pour l’ouverture, en 1986, de cette exposition permanente, laquelle avait donné lieu à un important Catalogue, qui sert de référence première à ce « Musée virtuel ».

Que tous les Amis de la Ferté, qui nous ont aidés de près ou de loin dans la réalisation de ce projet, trouvent ici les remerciements qu’ils méritent, et plus particulièrement Melle Colette Le Noc et M. Jean Canipel dont la qualité de l’accueil n’a pas laissé de nous avoir particulièrement touché, sauf à rappeler le souvenir de MM. Gustave Bouzy et Jean Chaillou, qu’on se plait à évoquer avec émotion.