PRESENCE DES SAINT-SIMON A LA FERTÉ-VIDAME :
LES VASSAUX DE MONSEIGNEUR

Paru dans Bulletin Municipal de La Ferté-Vidame (1983-1984, p. 14-17)

 

La maison de Rouvroy de Saint-Simon, à laquelle il fut donné d'exercer sa seigneurie pendant près de 130 ans à la Ferté-Vidame, ne pouvait manquer de contracter bien des liens tant avec les ressortissants de son fief d'élection et de prédilection, qu'avec ceux des paroisses circonvoisines. Si d'évidence les Mémoires de Louis de Saint-Simon ne pouvaient apporter que bien peu de lumières sur des relations qui correspondent à la vie familière d'un grand seigneur au sein de ses vassaux, la première des démarches que tout saint-simoniste désireux de projeter quelque clarté à cet égard, se devait d'entreprendre, était le très naturel recours aux Archives départementales d'Eure-et-Loir et aux Registres paroissiaux plus particulièrement.

C'était, partant, y découvrir les représentants de la maison ducale lors des occasions au cours desquelles ils se devaient de souscrire à leurs obligations seigneuriales, à succession des temps. Aux indications précieuses mais parcellaires qu'il est possible de relever et qu'on se plaira à rappeler ici, d'après le travail précurseur de L. Merlet(1), s'ajoutent encore les précisions, non moins fragmentaires et ponctuelles que fournissent les échantillons malheureusement très insuffisants de ce qui subsiste de la correspondance du mémorialiste. Il faudrait convenir que le bilan d'une telle investigation resterait déconcertant, s'il ne nous avait pas été réservé la bonne fortune de pouvoir exhumer parmi de poussiéreux grimoires d'un carton des Archives Nationales, le document assez substantiel auquel on a pu faire une brève allusion dans une précédente communication. Cet imprimé de 1762, de plus d'une centaine de folios, n'est-il pas à même de satisfaire aussi bien la légitime curiosité de tout saint-simoniste, que celle de ceux qui, à la Ferté-Vidame, ont à cœur de voir se profiler l'ombre du noble duc en leur cité et de discerner de surcroît, les mânes de leurs plus directs ascendants dans les entours de Monseigneur?

A revenir aux premiers temps de l'acquisition du domaine, c'est relever la présence des Saint-Simon aux baptêmes des enfants de leurs vassaux ; (2) sauf à ne pouvoir rappeler ici que certaines de ces pieuses occasions, on retiendra la présence de Louis de Saint-Simon, seigneur de Rasse, père du duc Claude et grand-père du mémorialiste, comme parrain de la fille de Nicolas Godde, garde du château de la Ferté, le 12 octobre 1634 (3), et celle de son épouse, Denise de la Fontaine de Lesches, marraine le 28 octobre 1635. Cette marque d'honneur ayant été donnée à ses parents (4), le duc Claude leur succédera désormais dans ces fonctions, en compagnie de ses épouses, de sa fille, la duchesse de Brissac, avant de les abandonner au fils tant désiré, Louis, lors Vidame de Chartres.
.Diane-Henriette de Budos, première duchesse du nom, à laquelle le duc devait un prestigieux cousinage avec les Montmorency et les princes de Condé, " ...beauté renommée/Qu'ailleurs j'ai quelquefois nommée... " (5), sera marraine d'Henri Faure le 26 mai 1660. Morte en 1670, elle sera inhumée dans le caveau des Saint-Simon à Senlis, et semble-t-il, la dernière de la lignée puisque les ducs et leur famille inclinèrent pour des sépultures en l'église de Saint-Sulpice, à Paris ou à Saint-Nicolas de la Ferté, pour ce qui est du mémorialiste et de son épouse(6) .
. Louise de Crussol, mère de Diane-Henriette précitée, remariée au marquis Charles de Saint-Simon, figure en compagnie de son gendre et beau-frère, au baptême de Claude-Louis Godefroy, le 31 Août 1661.
. Le duc Claude et sa fille, la duchesse de Brissac, tiennent sur les fonts Claude-Henri le Pelletier, fils du bailli de la Ferté, le 10 novembre 1663, puis Claude Bouchart, le 28 avril 1668 (7).
. On le retrouve encore avec sa seconde épouse, Charlotte de l'Aubespine, mère du mémorialiste, aux baptêmes de Claude Dufour, fils de Pierre, écuyer et capitaine du château de la Ferté (28 novembre 1681), et de Charlotte de Saint-Clair (21 septembre 1685).
. Le baptême de Louis-Charles de Saint-Clair, le 18 novembre 1688, indique qu'il s'agissait d'un autre enfant de Gabriel de Saint-Clair, écuyer et capitaine au château, et met en scène le jeune parrain, Louis de Saint-Simon, Vidame de Chartres, qui figurera bientôt comme second duc du nom, avec sa femme, Marie-Gabrielle de Durfort, en attendant d'associer leurs trois enfants à ces célébrations.
. 25 juin 1702, baptême de Louis-Gabriel, fils de Jacques Oubert, maître chirurgien ; 28 juin 1705, Louis-Gabriel de Guéroust ; 11 septembre 1712, Marie-Louise-Gabrielle Péruel ; 18 avril 1721, Louise-Marie-Gabrielle, fille d'Antoine-Louis Bertau, capitaine général du château (duc et duchesse, parrain et marraine).
. 5 août 1727, autre fille d'Antoine Bertau (parrain, Jacques-Louis de Saint-Simon) ; 14 août 1727, le fils de François Drouin, concierge du château (parrain, Armand-Jean de Saint-Simon) ; 4 février 1729, Léon-Charles Drouin (marraine, Charlotte de Saint-Simon, princesse de Chimay).

Sans chercher à prolonger une énumération quelque peu fastidieuse, on retiendra au fil des actes les noms d'Alexandre Poulain, " garde général de Mgr. le Duc " (1741), de René Coupart (menuisier, 1741), de Jeanne Nicole (femme de Théodule Tocquart, concierge du château, 1741), de Christian-Louis Ruette (marraine, Marie-Christine-Chrétienne de Saint-Simon, comtesse de Valentinois, petite-fille du mémorialiste, 17 août 1750), de Jean-Baptiste Leporc (aubergiste, 12 janvier 1756), de Denis Vauvelle (sergent royal, 20 mars 1760), de Jacques-François-Gabriel Lhomme-Dieu (capitaine des château et chasses du comté de la Ferté, 16 janvier 1763), donc le fils apparaît comme l'un des derniers habitants de la ville à avoir bénéficié du parrainage d'un membre de la famille du mémorialiste, en l'occurrence, de son petit-gendre, Charles-Maurice Grimaldi, comte de Valentinois, frère du prince de Monaco. On ne saurait clore cette liste sans indiquer que le 19 juillet 1740, Jean-Charles Pâris était nommé vicaire pour la paroisse de la Ferté, le chanoine régulier, prieur curé de Lamblore et de la Ferté étant N.J. Delan, remplacé le 26 avril 1747 par Charles-Louis Cardon, et ce dernier par Gérard Duhan, le 15 avril 1753 ; c'est lui qui se trouvait évoqué dans la dernière lettre du duc de Saint-Simon (en date du 7 octobre 1754) qui nous ait été conservée.

En se contentant d'effleurer les registres des paroisses limitrophes et circonvoisines, on mentionnera encore la présence à Lamblore du fils de feu Pierre Champion et Marie Villiaume, officier de feue la Duchesse de Berry (8), ancien maitre d'hôtel du duc de Saint-Simon (mariage de Cuny Champion, le 21 novembre 1729: Registre GG-5), et celle plus curieuse peut-être, du baptême en la paroisse de Rohaire de Jean, fils de René de Gogué, écuyer de Saint-Jean, le 20 janvier 1669 (9).

C'est René de Gogué, en effet, que le duc Claude avait choisi pour lui confier son jeune fils ; gentilhomme attaché à la maison, ses fonctions de gouverneur du vidame de Chartres, lui vaudront de surveiller l'éducation de l'héritier du nom (10) et d'accompagner le jeune mousquetaire lors de sa première campagne, en 1692 (11), puis en 1693 à Nerwinde, occasion pour lui de quelque émotion, " son cheval ayant pris le mors au dents ", lors de la première charge ; le fidèle précepteur en fut quitte en y perdant " sa perruque et son chapeau " (12).

Très similairement, on trouve trace de Bernard Schlindwein (ou Schlindwin), ancien officier du duc, parfaitement ignoré jusqu'à présent, dont les qualités lui valurent d'être désigné comme gouverneur des deux fils du mémorialiste. Retiré à la Ferté-Vidame, ce gentilhomme y eut le mérite de passer un contrat pour la fondation d'un maître d'école, le 4 septembre 1730 (13), et de tester en faveur des pauvres de la Ferté et de Lamblore, qu'il fit ses légataires universels(14) .

Ajouter les noms d'André Girot, " principal tabellion du bailliage et comté de la Ferté " (1743), du sieur Hachette, receveur au comté (1750), du sieur Talbot, qui avait soin des chasses du duc (1750), d'après divers documents des Archives Nationales, permet de circonscrire quelque peu l'entourage immédiat du duc à la fin de sa vie (15). On réservera une place à part à la famille Moulin, native de la Ferté, à laquelle s'attache le privilège, à première vue discutable, de se voir réserver un dossier dans les archives de la Bastille.

Le nom des Moulin figure à l'occasion du baptême de Jean, le 4 septembre 1730 (GG-32) ; une lettre du mémorialiste, du 13 février 1750, indique que le sieur Moulin " avait servi de longues années comme valet de dépense et maître d'hôtel, tant qu'il était à la Ferté ", que l'un de ses fils était le geôlier du château et l'autre, Louis-Julien Moulin, avait été élevé à l'office " sans y rien apprendre ", avant d'être laquais de la princesse de Chimay, fille du duc. C'est le héros de l'histoire, qui, " mal sorti " de la maison de la princesse, entra au service d'un officier de la Reine, M. de Flacourt (16). Les 20 et 21 janvier 1750, l'occurrence du festin donné après le mariage de la petite-fille de Saint-Simon, avec le comte de Valentinois, déjà mentionné, s'était accompagnée d'un certain désordre, car

" L'on va, l'on vient, les valets font cent tours
L'intendant même ; et pas un d'aventure
N'aperçut... le vol " (17)

d'un des fleurons de la collection parisienne du duc: le portrait de Gaston de Foix, par Raphaël. Outré, le duc :

" Disait que l'on l'avait volé.
Un laquais d'une assez mauvaise vie,
Pour ce prétendu vol, par lui fut appelé... " (18).

Ainsi Moulin était-il réduit " dans une prison par le caprice d'un homme, qui, sur le simple discours que l'on devait lui rendre son tableau, s'il payait 600 livres au domestique auquel il était dû cette somme dans sa maison, s'est décidé à faire arrêter ce domestique ", soupçonné de s'être introduit dans l'hôtel ducal à la faveur du mouvement qui accompagnait le repas de noces (19). Si le pauvre Moulin se trouva libéré peu après, et lavé du soupçon que l'intendant du duc, le sieur Bertrand, avait semé dans l'esprit de son maître, il n'en reste pas moins que la dette de 600 livres n'était point irréelle. Aux indications fournies par Paul d'Estrées, en 1896, on se plaira à ajouter qu'elle était exactement de 557 livres 10 sols, pour " reste de gages depuis le 17 novembre 1738 jusqu'au premier octobre 1747, à raison de 100 livres par an et 8 livres 10 sols pour un chapeau ", payé par Moulin, lors " garçon de buffet ", plus les intérêts de ladite somme, à compter du 20 mars 1752, jour de la demande.

Le désordre dans lequel toutes les affaires du duc se trouvaient alors, surtout depuis la disparition de la sage gestionnaire qu'était Mme de Saint-Simon, appert de nombreux documents ; on sait qu'en juillet 1746, justement, le mémorialiste en était à ne plus " pouvoir soutenir l'état et le visage de tous ses domestiques, ni mettre l'ordre assuré qu'il voudrait à leur exact paiement " (lettre du 3 juillet 1746 à son notaire Delaleu). Si les arrangements qu'il fut contraint de prendre avec ses créanciers parisiens nous sont connus (contrat de juillet-août 1748), l'état de ses dettes à l'égard de ses vassaux et fournisseurs de la Ferté et environs se trouve exposé dans l'important document imprimé de septembre 1762, auquel il a été donné de faire allusion précédemment, et en vertu duquel il a été possible de retrouver ce qui se rapportait au malchanceux Moulin.

Aussi mal partagé que nombre de ses concitoyens de la Ferté, en effet, Moulin ne laissait pas d'attendre encore l'arriéré de ses gages, 7 ans après la mort de son seigneur. Si la masse et l'impatience des créanciers ne cessaient de grossir au fil des ans, peut-être savait-on gré au duc de continuer à souscrire jusqu'au bout à ses devoirs d'assistance et de charité, en prenant sur les revenus amenuisés que les dispositions de 1748 lui avaient abandonnés, et se souvenait-on, que Monseigneur, assurément désintéressé, s'était, avec son père, irrémédiablement endetté pour le service du Roi, au point de ne pouvoir rétablir ses finances après la coûteuse ambassade d'Espagne ; toujours est-il que la réputation de " père des pauvres " demeura attachée au souvenir du duc et pair, nonobstant un endettement si considérable qu'il intéressait une part notable des habitants de la cité. On en prendra la mesure en parcourant la liste synoptique qu'il a été possible de dresser en compulsant l'imprimé in-folio de 1762 (Cf. Arch. Nat. ; série T 1866) :

. Les héritiers de Pierre Champion, précité, domicilié à Lamblore.
. La veuve de Coupard, menuisier à la Ferté, (contrat passé devant Biot, tabellion à la Ferté, en 1729).
. Georges Le Maire et Jeanne Buisson, veuve Aubry, pour ouvrages de peinture faits au château de 1731 à 1743.
. La Fontaine, garde à la Ferté.
. Marie-Anne Auzanne pour journées employées aux lessives au château, en l'année 1748.
. La veuve Aubin, blanchisseuse à la Ferté. " pour blanchissage du linge du seigneur Duc ", de 1745 à 1748, " pendant le temps que ledit seigneur était à la Ferté ".
. Baillon, briquetier de Lamblore, suivant les états certifiés par le sieur Talbot (20).
. Charles Besnard, taillandier à la Ferté.
. Baujard, pour réparations au château en 1748.
. Biot, garde à la Ferté, pour charrois faits pour le château.
. Alexandre Boisselet, blanchisseur à la Ferté (selon l'état dressé par le sieur Dunesme, maître d'hôtel du duc en mai 1748).
. Bourguignon, charpentier, pour ouvrage au château en 1749.
. Henri Bignon, bourrelier.
. Cabot, jardinier de la Ferté(21) .
. Nicolas, charpentier, pour façon de fagots en 1740.
. La veuve du sieur Coupart, menuisier (pour 5783 livres)(22) .
. Edme Cesson, employé.
. Clermontel, maçon, pour ouvrages au château en 1749.
. Jean Dubois, charretier.
. Donjon, laveur.
. Les héritiers de Jean de Bonnes, frotteur, et Fanchon de Bonnes, laveuse, employés au château (dès 1743).
. Les héritiers de Delaunay, pour journées.
. Evrard, de Verneuil, pour fournitures de tuiles en 1747.
. Fleury, perruquier à la Ferté, pour fournitures de perruques et barbes faites au défunt duc, de 1745 à 1748.
. Louis Garrau, pour journées.
. Goreau, cordier, pour cordage fourni aux moulins de la Ferté.
. Héritiers de la femme Godarde, pour lessives (suivant l'état du sieur Tocat de 1747).
. Gerbet, cloutier à la Ferté, pour fournitures de clous " pour servir aux réparations du domaine ".
. Héritiers de Bernard Schlindwein, retiré à la Ferté.
. Hanevard, meneur de charriot, de 1743 jusqu'au 17 juin 1748, " qu'il a quitté le service du défunt duc ".
. Louison Lafosse, employée aux lessives du château en 1748.
. Antoine le Foye, pour marnes fournies pour les terres.
. Le Blond, garde du Parc de la Ferté, " pour gages et pour bêtes puantes ", débouté de ses demandes pour bois de chauffage.
. Le Blond, pourvoyeur à Verneuil.
. Le Simple, pour reste des habillages des prés (état certifié par Talbot " concierge ").
. Les Blottiers dits la Lande, couvreurs, pour ouvrages au château.
. Antoine Lainé, " charretier de M. le Duc à la Ferté ".
. Lyon, le fils, garde à la Ferté (suivant l'arrêté du sieur Hachette).
. Jean Lemosnier d'Echauffour, menuisier à la Ferté, pour ouvrages au château de 1743 à 1748.
. La Rüe, vitrier.
. François Lyon, père, garde à la Ferté, pour reste de gages et chauffages.
. La veuve du sieur Mirault, frotteur.
. Malor, maçon à la Ferté.
. La femme Moisy, en qualité de garde à l'infirmerie de la Ferté (23).
. Nicolas Martin, charpentier à. la Ferté, " pour avoir remonté la grange du Champ-Bruslé " (suivant l'état du sieur Bertrand, intendant), en 1740.
. La veuve de Jean Marchand, voiturier.
. Le sieur Moulin, garçon de buffet, déjà nommé.
. Claude-Philippes Née, tonnelier et tourneur.
. Marie Petit, pour journées " à raccommoder du linge ", au château.
. Michel Perrier, palefrenier, pour les écuries du château.
. Jacques Roger, journalier, pour avoir porté du bois au château.
. Rémy, palefrenier, pour reste de gages.
. Nicolas Renard, garde à la Ferté.
. Noël Roger, charretier.
. Sevré, geôlier à la Ferté, suivant les états de Talbot et du sieur Auvray, intendant du duc (avant le sieur Bertrand précité).
. Pierre Simon, charpentier, pour ouvrages " faits à la ferme de la Vigne de Reüil audit la Ferté " en 1747.
. La femme Ternier, blanchisseuse, suivant " états de la maison certifiés du sieur le Cocq ", pour 1740 et 1742.
. Toury, dit la France, pour fournitures de bardau aux fermes.
. Tuaut, charpentier pour travaux en 1748 et 1749.
. Biot, boucher de la Ferté, " pour fournitures de viandes " au duc (24).
. Chandellier, serrurier, pour ouvrages au château.
. Marin Coignard, pour abattage de bois à la Ferté, en 1747.
. Le sieur Godard, vitrier à Châteauneuf, pour ouvrages au château, en 1742.
. La veuve de Lanneau, garde du parc.
. Les Le Gendre, maréchaux à la Ferté, pour ouvrages depuis 1738.
. Charpentier de Montigny, marchand à Verneuil, pour drogues et peintures.
. Mathieu Roger, cordonnier, héritier de Jacques Moulinet, maçon.
. Le sieur Tocal, concierge du château, pour gages à compter de 1740 à 1749.
. Jacques Tesson, ancien fermier de la Richardière, pour charrois de bois au château. .
. Françoise Mirault, veuve Lambert ; Guillaume Catois, Louis Clinchamp ; Barillet, pêcheur ; Charles Royer ; Charles Lemaitre ; Rozeau ; Boivin, garde, et la veuve Lemot, " tous de la Ferté ", furent déboutés, faute d'avoir justifié leurs créances. Ce fut encore le sort de Duclos, faiseur d'allées du duc, dont le sort rappelle celui du jardinier de la Fontaine, et qui " du seigneur du bourg se plaignit… " sans doute!
. La Fabrique de la Ferté, pour legs de 1000 livres porté au testament du duc, pour acquitter la fondation des messes portée audit testament.

L'ultime mention d'une liste impressionnante, révélatrice des tracas qui, s'ajoutant à des deuils cruels, assombrirent les dernières années du duc, oblige à faire retour à l'église Saint-Nicolas de la Ferté ; à Gérard Duhan, son desservant, reviendra l'honneur de concélébrer, lors du service funèbre de Monseigneur, le 10 mars 1755, et, pour reprendre le mot de la fable :

" Notre curé suivit son seigneur
Tous deux s'en vont de compagnie... ".

F. FORMEL
Co-Fondateur de la Société Saint-Simon